Numéro 1 mondial de la communication extérieure, JCDecaux doit rester stratégique pour ne pas se faire dépasser. Entretien avec Virginie Boix, cheffe de publicité à l’agence régionale JCDecaux à Toulouse.
Numéro 1 mondial de la communication extérieure, JCDecaux doit rester stratégique pour ne pas se faire dépasser. Entretien avec Virginie Boix, cheffe de publicité à l’agence régionale JCDecaux à Toulouse.
Nous avons interviewé Virginie Boix qui nous a expliqué son métier de cheffe de publicité chez JC Decaux, célèbre multinationale spécialisée dans l’affichage publicitaire urbain. Elle occupe son poste depuis dix ans. Auparavant, elle a pu travailler en régie presse ou encore en agence de communication à Paris.
À la suite de l’explosion de la « Bulle internet » et des progrès technologiques des années 2000, les agences de communication subissent une mutation forcée.
D’une communication et une publicité limitées à quelques médias, le monde passe dans une nouvelle ère, celle du numérique.
Ce changement vient avec l’apparition de nouveaux supports. Cela entraîne avec la disparition de certains métiers comme les roughmen, chargés de faire les esquisses d’un spot ou d’une annonce. Leur travail à été remplacé par des logiciels de design.
Cette évolution du métier oblige de suivre des formations tout au long de sa carrière dans le digital. Les méthodes de travail ont aussi évolué, « le directeur dédie une équipe à un « projet » en fonction de leurs compétences respectives . Ces équipes sont flexibles et font souvent appel à des sous-traitants et consultants extérieurs », nous confie Anouk Mathon et Chloé Ané-Mirouse, chargés de projet chez NOVO.
Plus récemment « la Crise du Covid-19 a normalisé la pratique des visio-conférences au sein du milieu », Corinne Farlat, directrice de la stratégie du développement chez NOVO.
L’arrivée du numérique amène à un nouveau type de publicité sur internet communément appelée « publicité display ». La création des réseaux sociaux tels que Facebook en 2004, YouTube en 2005 et Instagram en 2010 bousculent le monde de la communication. En 2020 sur Instagram, il y a 500 millions d’utilisateurs quotidiens, chiffre officiel de l’entreprise.
Cependant les réseaux sont de plus en plus imposants dans le secteur. Au point où «ils imposent leurs règles, les agences sont tributaires de ces services et n’ont pas accès à leurs algorithmes en entier mais seulement aux résultats fournis par les réseaux sociaux », Corinne Farlat, directrice de la stratégie du développement chez NOVO.
Image: libre de droit
Maïlys Maynadie, Lou Alquier, Bleuenn Avril, Amélie Marsan, Lucien Labreuil, Marilou Puech
Fière de ses 59 trophées dont 1 Palme de la Com, l’agence La Solution est basée à Toulouse depuis 2008. Agence de communication globale, elle s’adapte aux demandes de ses clients avec intelligence et créativité.
Ce mardi 26 septembre, l’agence Novo a ouvert ses portes aux étudiants de l’ISCPA Toulouse. Corinne Farlat, directrice stratégie et développement a dévoilé les ficelles de son métier.
Quels liens cherchez-vous à créer au sein de l’agence ?
Fréderic Delrieu, fondateur de l’agence en 2004, « a un profil atypique dans l’univers des agences de pub parce que c’est un créatif » a expliqué Corinne Farlat (directrice stratégie et développement de l’agence). Tous deux sont les symboles de l’expérience commune de l’entreprise. Corinne Farlat : « Le but de cette agence à taille humaine (9 membres dans l’équipe) est de créer une symbiose c’est aussi une caractéristique d’une agence de com, on travaille énormément en collaboration avec des profils qui vont être complémentaires ».
Les convictions de vos associés sont-elles au coeur des projets ?
« On tient compte aussi des convictions des gens qui rentrent dans l’agence. On ne peut pas obliger quelqu’un à travailler sur une marque de foie gras si ce n’est pas en adéquation avec ses valeurs. On va s’arranger pour que ce soit quelqu’un qui aime, qui travaille dessus ». La génération recrutée dans l’agence actuellement est une génération qui a énormément de convictions. « Et ils mettent tout cela au service des projets qu’ils entreprennent ». Ça permet tout simplement d’avoir des conditions de travail optimales.
Comment sélectionnez-vous les marques avec qui vous travaillez ?
Corinne Farlat : « On se positionne comme une agence locale, on a fait ce chemin d’aller chercher des clients locaux ou ayant un ancrage local. Les nouveaux clients arrivent grâce à des appels d’offres et au bouche à oreille. On est de plus en plus consultés par les gens qui nous intéressent ». Une preuve que l’agence est parvenue à cibler sa clientèle grâce aux valeurs véhiculées. « C’est une réelle volonté de l’agence d’être identifiée et différenciée par rapport aux autres ».
Au sein de l’entreprise, vous sentez-vous concernés par la problématique du changement climatique ?
La question du changement climatique a été soulevée. Corinne Farlat : «Cette problématique nous impacte tous en tant qu’individu mais nous essayons de limiter cette incidence au sein de l’agence, nous travaillons avec l’entreprise de transport en commun Tisséo ». Qui dit transport en commun, dit moins de pollution : « on traite cette question de l’évolution climatique en n’allant pas vers des marques qui vont à l’encontre de nos convictions ».
Crédit photo: Amélie Marsan
Groupe 5
Maëlys Maynadie, Lou Alquier, Bleuenn Avril, Amélie Marsan, Lucien Labreuil, Marilou Puech
“La créativité au service de l’efficacité” voilà le mantra de La Solution, une agence de com située dans la banlieue de Toulouse. Leur objectif ? Proposer à leurs clients des stratégies de com efficaces grâce à une organisation en interne harmonieuse.
Les 59 récompenses reçues par l’agence La Solution témoignent de l’efficacité de cette agence de com. La clé de ce succès: un pôle communication et créativité qui travaillent ensemble pour satisfaire le client. Avec son statut d’agence moyenne (11 employés), l’entreprise compte des partenariats de longue date comme Curver, concurrent principal de Tupperware, ou Cacolac. Une fidélité qui s’explique par l’agilité de l’entreprise sur plusieurs secteurs.
L’entreprise a plusieurs solutions pour attirer des clients, soit en prospectant, soit en répondant à des appels d’offres. Cependant, elle peut refuser certains partenariats si le client va à l’encontre de ses valeurs. Jérôme Thuillier, directeur de La Solution confie “Nous refusons de participer aux appels d’offres d’entreprises pratiquant du Greenwashing”. L’entreprise compte parmi ses clients une grande diversité d’entreprises (TFC, Cacolac, Tisseo). Cette diversité de secteur permet d’avoir un regard neuf sur chaque projet, un atout par rapport aux agences spécialisées selon Jérôme Thuillier.
Actuellement, l’entreprise axe sa communication sur le digital à 80%, notamment grâce au marketing viral. Par exemple, en 2011 l’entreprise a réalisé une caméra cachée pour la promotion du cassoulet de La Belle Chaurienne à Castelnaudary en le faisant passer pour un cassoulet anglais. Cette promotion a créé un Buzz sur Internet ce qui a permis à La Solution de se démarquer de ses concurrentes. Au sein de l’agence, c’est Buzzwatch qui gère la partie digitale et les réseaux sociaux.
Groupe 7 – Chandrani Carne, Timothey Doumerc, Florentin Frelat, Sam Klein, Maëlle Barreau, Julie Putzu, Tara Yates
Sur la photo : agence La Solution, crédit : Sam Klein
Jérôme Thuillier préside La Solution, une agence de communication située à Toulouse. Il est aidé par Thibault Gandon son directeur conseil et développement. Ils reviennent sur l’une de leurs meilleures réalisations publicitaires : Cacolac. En 2019, celle-ci leur a valu une récompense.
Comment Cacolac vous ont-ils contactés ?
Jérôme Thuillier : Fondée il y a 65 ans, la marque historique Cacolac a fait appel à La Solution ainsi qu’à BuzzWatch en 2019. Buzzwatch est une partie de notre agence dédiée aux réseaux sociaux. J’avais déjà travaillé avec Cacolac il y a plusieurs années. Nous les avons recontactés afin de réaliser une campagne avec eux.
Pourquoi Cacolac avait besoin d’une nouvelle campagne publicitaire ?
Thibault Gandon : Cacolac souhaitait appuyer leur réputation et faire en sorte que leur produit reste « L’inimitable boisson chocolatée » dans l’esprit des jeunes comme des adultes. En touchant un large public, l’entreprise avait pour but d’augmenter ses ventes ainsi que d’attirer de nouveaux consommateurs.
Quelle a été la stratégie pour répondre à l’attente du client ?
Thibault Gandon : leur campagne de communication se tournait vers un large public : « De 5 ans à 80 ans ». Pour cela nous avons réalisé un film mettant en scène plusieurs personnes : un enfant, un adulte et une personne âgée. Le but de cette publicité est de montrer que peu importe notre âge, nous pouvons tous boire un Cacolac. Cela nous a mené vers le slogan: » Y’a pas d’âge avec Cacolac ». Afin de toucher le public visé, nous avons choisi de le diffuser sur des plateformes digitales, telles que Facebook, Instagram et Youtube.
Lien vers le film publicitaire : Prévisualiser la vidéo YouTube Y’a pas d’âge avec CACOLACY’a pas d’âge avec CACOLAC
Qu’est-ce que ce projet vous a apporté ?
Jérôme Thuillier : Grâce à cette réalisation, nous avons obtenu une récompense sur ce projet, celle du trophée de la communication. Cela a motivé Cacolac à nous refaire confiance l’année suivante. En 2020, la marque a fait appel à La Solution afin de cibler un public jeune. La problématique cette fois-ci était : Comment lancer « Mon Premier Cacolac » auprès d’une cible jeune ? Cela leur a permis de varier leur stratégie digitale sur un même client au cours des deux années.
G7
PUTZU Julie, BARREAU Maëlle, DOUMERC Timothy, CARNE Chandrani, YATES Tara, KLEIN Sam, FRELAT Florentin
Sur la photo : produit Cacolac, crédit : Timothey Doumerc
Face à l’usage croissant du digital, les agences de communication doivent s’adapter et se diversifier pour répondre aux attentes de leurs clients. Jérôme Thuillier, président de l’agence toulousaine La Solution et Thibault Gandon, directeur de conseil et du développement répondent à nos questions.
Ancien rugbyman, Yannick Larguet est désormais à la tête du service partenariats et proximité au sein de la Région Occitanie. Dans une région comptant 6 millions d’habitants, il demeure essentiel de cultiver l’intérêt des citoyens, de les mettre au service de leur région.