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L’essor du webjournalisme : un défi de taille pour le groupe la Dépêche

L’essor du webjournalisme : un défi de taille pour le groupe la Dépêche

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Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint de la Dépêche du Midi. Crédit : LG

À l’heure du tout numérique, la dépêche compte aujourd’hui près de 240 000 000 de visites sur son site internet par an. Le défi : ramener le lectorat papier sur le web et promettre une vraie qualité d’information. Christophe Rauzy, rédacteur en chef adjoint de la dépêche depuis 2020 ouvre les portes du siège situé pour comprendre les rouages et enjeux de cette transition.

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Actu.fr : comment se faire voir par tout le monde en un clic ?

Actu.fr : comment se faire voir par tout le monde en un clic ?

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Pascal Pallas et Maxence Dourlen dans les locaux de Actu.fr. Barbara PERDRIGE.

Lancée en 2017 par le Groupe Actu, filiale de SIPA – Ouest-France, la plateforme d’ information de proximité Actu.fr est seulement présente sur Internet et sur les réseaux sociaux. Le directeur adjoint du Groupe Actu, Pascal PALLAS, a partagé, ce lundi 12 octobre, les stratégies du groupe d’ amener le plus de visiteurs possibles sur leur site.  

Depuis presque 10 ans, la plateforme d’ Actu connaît un essor avec aujourd’ hui 100M de visites par mois (source: P. PALLAS), ce qui le classe dans le Top 10 des sites les plus consultés de France. Son audience ne touche pas seulement qu’ une simple partie de la population: les visiteurs ont entre 17-80 ans, dont 70 % d’ entre eux grâce au moteur de recherche Google.

Des dangers sont quand même présents : la course à l’ information avec «une vérité [qui] peut durer que 5 min.», comme l’ indique le rédacteur en chef d’ Actu Toulouse Occitanie Maxence DOURLEN, une concentration des informations sur les réseaux sociaux et l’ émergence des nouvelles technologies comme l’ intelligence artificielle. 

 

Une délocalisation de l’information efficace

Actu est présent sur toute l’ hexagone, ce qui lui permet d’ avoir des informations de partout. Cette implantation stratégique l’ aide à être plus proche des lecteurs en leur offrant des actualités locales pour mieux « les toucher ». Les 400 journalistes du média écrivent en se demandant ce qui va les intéresser: « l’ attente des lecteurs ne sont pas les mêmes selon les zones », révèle le directeur adjoint du média. Ces informations à proximité vont émouvoir les visiteurs, se sentant directement concernés. Ceci est considéré comme la force du média : toutes les branches locales du média . La présence du média sur les réseaux sociaux leur permet d’ accroître leur audience en se faisant aussi voir par les plus jeunes (15-25 ans) pour potentiellement les attirer vers leur site. 

 

L’ami Google

En plus des choix stratégiques d’ implantation, des techniques sont mises en places pour se faire voir grâce au moteur de recherche: le SEO (Search Engine Optimization).  Les journalistes du média font des titres pas très incitatifs mais avec mots-clés pour optimiser leur visibilité d’une page web dans les résultats de recherche. Par exemple, les 25 journalistes d’ Actu Toulouse, pour attirer leurs lecteurs toulousains, mettent « Toulouse » dans leur article, sans trop en dire pour les inciter à le lire. Les nouvelles technologies, comme l’IA, sont utiles pour la réalisation de tâches, mais elles peuvent se retourner contre  ces professionnels. Gemini “vole”, depuis juillet, les articles des médias lors de recherches sur le moteur de recherche Google avec le Mode IA en donnant des informations rapidement, ce qui n’incitent pas les visiteurs à cliquer sur les articles proposés à la suite. Ceci a entrainer une perte 11 % de leur audience.

Actu.fr fonctionne grâce à son choix stratégique d’ implantation pour être au plus proche de ses lecteurs et à sa présence sur le numérique, qui est depuis quelque temps menacée par l’évolution des technologies.

https://youtu.be/AoP57ylUHWs?is=Z8qnxK-PH5bDG3OA

Groupe 1: Amandine, Elea, Tom, Barbara, Augustin

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La Tribune, un renouveau depuis le rachat ?

La Tribune, un renouveau depuis le rachat ?

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La Tribune est un journal national économique créé en 1985. En 2023, le groupe CMA CGM de Rodolphe Saadé,  également propriétaire de BFM TV et RMC, rachète le média et met en place un hebdomadaire : La Tribune du dimanche.

Le rachat de la Tribune a rebattu les cartes avec une nouvelle stratégie et de nouvelles ambitions.

Suite au rachat du média par CMA CGM, un hebdomadaire est créé : La Tribune dimanche. Le journal est toujours mis à jour en ligne régulièrement mais seul l’édition dominicale est imprimée. Elle est plus variée avec notamment de l’actualité politique nationale comme internationale. La Tribune obtient alors de nouveaux lecteurs via l’hebdomadaire plus généraliste. “On propose un abonnement commun pour la Tribune et la Tribune du dimanche, ce qui a augmenté notre nombre de lecteurs », indique Pierrick Merlet, journaliste pour La Tribune.

Un avenir à plusieurs

En concurrence avec Les Échos sur le marché du journalisme économique, La Tribune, depuis le rachat, s’appuie sur le cross plateforme, “ Cela permet de diffuser le même contenu mais sous différentes formes », explique Pierrick Merlet, spécialisé dans le secteur industriel. “Ça nous donne un avantage sur la concurrence”.

Le développement du numérique

Le titre était déjà un pure player numérique avant le rachat, mais la transformation s’est poursuivie. En 2025, La Tribune lance  de nouveaux dispositifs : un quotidien numérique chaque soir, une nouvelle maquette et des newsletters personnalisées selon les régions.

Une présence territoriale

La société CMA CGM a pour but de développer son ancrage local en associant La Tribune avec d’autres journaux locaux comme La Provence.

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L’ IA dans le journalisme, un danger immédiat ?

L’ IA dans le journalisme, un danger immédiat ?

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Interview, Pierrick Merlet, photo Justine Mayo

La Tribune, journal spécialisé dans l’ économie et l’ industrie, vend 47 432 exemplaires papier par an. Aujourd’hui l’ ISCPA ouvre ses portes à l’ un de ses journalistes. Pierrick Merlet travail depuis dix ans au sein du journal La Tribune, il confie avoir peu de crainte de se voir remplacer par l’ intelligence artificielle. 

Que pensez vous de l’ IA l’ utilisation dans le journalisme ? 

L’ intelligence artificielle est omniprésente aujourd’ hui, et elle peut se montrer utile de temps à autre. Cependant son utilisation laisse à désirer quand on connaît les répercutions que cela apporte derrière. En tant que journaliste à la Tribune nous avons l’interdiction d’utiliser l’ IA, pour écrire nos articles et c’ est peut être mieux pour nos productions. Être journaliste c’ est être privilégié, et utilisé l’ intelligence artificielle c’ est gâché la beauté de ce métier. Pouvoir se rendre sur les lieux et expérimenter ce contact humain, c’ est bien mieux que de faire son travail derrière un écran.

« l’ intelligence artificielle est incapable de remplacer l’ humain »

En quoi l’ IA est-elle moins efficace qu’un journaliste ?

L ‘intelligence artificielle se montre redoutable sur la restructuration et l ‘accélération de la recherche d’ information. Néanmoins l’ IA est incapable d’aller sur le terrain pour vérifier si l’ information est vrai ou fausse, elle ne se base que sur les sources internet. Le journaliste lui va être en capacité d’ aller chercher les sources sur le terrain, de les comparer, et de pouvoir en faire quelque chose de concret derrière.

Le terrain reste donc la clé du métier ? 

Le journalisme est avant tout un métier humain. Son but au delà d’ écrire des articles, c’ est d’ obtenir des contacts, et pour les avoir il faut aller sur le terrain. Quelqu’ un qui reste derrière un écran et qui va chercher une information sur Tik Tok, ou l’ IA, tiendra cinq ans dans le métier pas plus. C’ est ce côté humain qui fait la différence c’ est le coeur de notre métier, et l’ intelligence artificielle ne l’ a pas ce côté la. C’ est pour ça que le journalisme n’ est encore un métier trop visé par l’ expansion de ce moyens technologiques.

 » si il reste des passionnés le métier continuera de vivre « 

Comment voyez vous l’ avenir de la presse économique ?

La presse économique change énormément avec des synergies entre médias, et de nouveaux formats comme les podcasts. Mais quel que soit le support le besoin de vulgariser et d’ expliquer plus clairement l’ économie reste intact. C’ est en gardant cette proximité avec le terrain que le journalisme garde toute sa valeur.

Groupe 2   Mayo Justine, Léa Briols, Lilian Beziat, Valentin Rivière, Célie Favot

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A2PRL : les clés d’une agence qui fonctionne

A2PRL : les clés d’une agence qui fonctionne

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L’A2PRL conforte sa réputation dans le milieu médiatique. Entre flashs info et chroniques, les radios francophones collaborent avec l’agence de presse toulousaine. Christophe Miédougé, rédacteur en chef, et son équipe travaillent d’arrache-pied afin de fournir une information fiable et en continu pour répondre à la demande de chaque radio.

Léo Ardourel prend son poste dans l’open space aux côtés de ses collègues. L’objectif est clair : rédiger des articles et enregistrer des flashs à temps pour les clients.

L’A2PRL, c’est 42 ans d’histoire et d’informations, créée par l’AFP, puis reprise en 2014 par Mediameeting, un groupe privé. « Elle conserve aujourd’hui 80 % des parts du marché » selon Christophe Miédougé.

Une organisation coopérative

Le rythme de travail est séquencé, « une équipe de 6 pour la matinale, une autre pour l’après-midi, un reporter pour le terrain et un journaliste pour la nuit ». Le principe est de donner une information 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Une journée où une vingtaine de journalistes posent leur voix pour les 200 flashs journaliers.

Sur les coups de 9 h, une conférence de rédaction est organisée par Clémence Laubary (rédactrice en chef adjointe). « Elle consiste à faire un point sur les sujets qui ont été diffusés le matin et ce qui nous reste à évoquer pour la journée », explique Christophe Miédougé. Cette conférence marque le début de la journée. les journalistes écrivent leurs brèves, vont au studio et enregistrent. Ils les envoient aux radios.

Une offre adaptée à la demande

Face à une demande de plus en plus exigeante de la part des radios, avec une ligne éditoriale précise, A2PRL s’adapte. Actuellement, Léo Ardourel travaille pour Radio Monaco, une radio qui se veut « positive » selon lui. Dans son cahier des charges, la météo, des actualités routières et journalières de la ville tout en évitant les actualités anxiogènes.

Une polyvalence qui est l’atout de l’agence. Face au journalisme audiovisuel qui fait actuellement florès sur les réseaux sociaux.

Timothée Costa, Anna Loiseau, Nathan Degude, Lisa Lesca