Dans les coulisses de Fun Radio Toulouse, nous allons à la rencontre d’Anthony Delmas, la voix qui informe les auditeurs dès le réveil. De la recherche d’actualité au direct, Anthony nous dévoile son quotidien.
Vous avez la réputation d’être orienté vers la jeunesse, quel est le profil type d’un auditeur de Fun Radio ?
C’est le paradoxe de Fun Radio, on se revendique comme comme radio « jeune » auprès des auditeurs , mais il faut savoir que notre auditeur moyen est un homme de trente six ans. Ça c’est notre réalité. Après, il y a l’image que l’on travaille : pour se forcer à plaire à un public jeune, on pense à Manon, vingt-huit ans. C’est notre auditrice cible. Elle aime sortir, elle aime la mode, l’émission Drag Race, les festivals, les DJ… Il faut lui plaire. Dans nos sujets, on traite de ce qu’elle aime, des actualités, des événements, qui sont en liens avec ses centres d’intérêts.
Avec les manifestations et revendications des lycéens en ce moment, comment gardez vous votre neutralité journalistique ?
Je ne m’adresse pas qu’à une partie de la population, je vais rester le plus objectif et neutre possible. Donc quand je parle de la mobilisation, de leurs revendications, je dois rapporter les faits. Je n’ai pas le droit d’avoir de parti pris et d’inciter les jeunes à aller dans la rue.
Jeunesse et exigence journalistique
Quel est le ton des actualités que vous traitez sur Fun Radio ?
Ici, on traite plus de sujets légers. Personnellement, j’aime beaucoup parler de faits divers, mais ce n’est pas ce que les gens veulent entendre sur Fun Radio. Donc, nous on se concentre plus sur des jeux sur les réseaux sociaux, des chroniques ou des interviews sur des personnalités d’Internet.
Comment vérifiez vous vos informations notamment issues des réseaux sociaux ?
Je n’utilise pas les réseaux sociaux pour m’informer. On a plusieurs possibilités, comme l’AFP, qui donne des informations vérifiées. Dans le cas où l’on cherche à vérifier d’autres informations, ont utilise différentes sources. On est en contact avec des pompiers et des gendarmes qui nous relatent les faits directement.

