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Julie et Baptiste : Les clutcheurs fous

Julie et Baptiste : Les clutcheurs fous

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Ce 29 septembre les bureaux du magazine culturel Clutch, situé à St Jean, ont ouvert leurs portes aux élèves de première année de l’ISCPA Toulouse afin de dévoiler les coulisses du média. Julie LeBlanc, graphiste du magazine et Baptiste Ostré, directeur de publication, ont accepté de nous répondre.

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G4 – Léo de Toulouse FM : « La radio c’est un métier passion »

G4 – Léo de Toulouse FM : « La radio c’est un métier passion »

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Animateur principal de « La Team du matin », l’émission locale qui réveille la ville rose chaque matin, Léo, 31 ans, s’est exprimé au sujet de son rythme de vie en décalé et de l’ambiance avec l’équipe qui l’entoure.

Comment parviens-tu à être, du moins paraître, de bonne humeur tous les matins dès 6h, notamment en cas de problèmes personnels ?  

« Franchement tu l’apprends avec l’expérience, tout simplement faut se dire que quand t’arrives dans l’émission c’est vraiment pour kiffer, passer un bon moment, et justement pour transmettre ta bonne humeur aux auditeurs, donc moi je le fais sans me forcer, c’est dans ma nature. Il y a un principe quand t’arrives au studio, c’est que tu poses tes problèmes à l’entrée, t’es là vraiment pour servir tes auditeurs qui sont là. Il y a des matins où on n’articule pas, on est vraiment crevé, mais on peut être honnête en disant « bah voilà désolé j’ai mal dormi », et les gens comprennent largement, et les auditeurs aiment bien ça, qu’on apporte une petite touche d’honnêteté et qu’on raconte un peu de notre vie. Bon après, évidemment qu’il faut être toujours au maximum, tous les problèmes il faut les laisser à l’entrée du studio. »

Comment tenir ce rythme au quotidien ?  

« Il faut vraiment avoir un rythme spécifique tout au long de la semaine, se forcer à se coucher à 22h, sinon tu es fatigué et tu es moins bon à l’antenne, donc moi qui aime sortir ou regarder des matchs de foot c’est un peu embêtant. Après quand tu es matinalier tu as les après-midis de libres donc tu peux faire une sieste et ensuite repartir. Je me force à pas trop sortir le soir en semaine. D’un autre côté ça fait depuis bientôt 15 ans que je fais les matinales donc honnêtement c’est devenu un rythme. Moi je trouve ça trop bien de réveiller les gens le matin, pour moi c’est le meilleur créneau, tu leurs transmets leurs infos avec de la bonne humeur. Donc malgré le réveil qui est difficile c’est un plaisir, d’autant plus que tu peux partir à 13h. La radio c’est un métier passion. »

Tu te verrais demain changer tes horaires, comme par exemple faire des après-midis ou des soirées ?  

« Non franchement le créneau le plus kiffant c’est le 6h-10h, le drive (période correspondant à la fin d’après-midi / début de soirée ndlr) j’ai déjà fait ça six mois dans ma précédente radio, et honnêtement ça me rendait triste de fermer la radio à 20 heures, il n’y a plus personne à 18h30, j’étais tout seul à la radio je détestais ça. »

C’est votre deuxième saison que vous entamez tous les trois (avec Arthur et Elsa), comment pallier les éventuels désaccords au sein de l’équipe ?  

« Nous sommes tous les trois amis, donc on a les rapports comme dans la vie de tous les jours. Par exemple, là on est dans un open-space avec les animateurs, on peut ne pas être d’accord mais on essaye à chaque fois de trouver un consensus pour que nos avis se rejoignent. Ce que je dis toujours, c’est que quand on aborde un sujet, si on ne le sent pas ou si l’on doit dire quelque chose mais qu’on ne le sent pas, et bien il ne faut pas le dire. Quand on prépare l’émission et les sujets la veille pour le lendemain, on a chacun nos parties à écrire et à définir, si on a un doute et bien on en parle, on essaye de se mettre d’accord pour ne mettre personne en porte à faux dans l’équipe. Franchement on ne s’embrouille jamais, on s’entend très bien. Il peut y avoir parfois un de nous trois qui est un peu moins dans son assiette, et bien ça sera aux autres de compenser pour que l’émission reste toujours optimale. »

Quentin TONEATTI, Luna GUTTIEREZ, Kalista NARBONNE, Chloé GARUZ, Salomé FERRE, Domitille PERPERE

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G4_Toulouse capitale du flash info

G4_Toulouse capitale du flash info

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Des flashs info partent de Toulouse chaque jour vers les 220 radios clientes d’A2PRL (agence de presse de radio locale). Sylvain ATHIEL le directeur de l’agence de presse met en avant l’indispensabilité d’A2PRL pour les radios locales. Il l’affirme : « Le fait de nous confier l’information revient à une radio 4 fois moins cher que de payer des journalistes pour la déchiffrer ».

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« On refuse McDo régulièrement », confie le directeur commercial de CLUTCH

« On refuse McDo régulièrement », confie le directeur commercial de CLUTCH

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CLUTCH La griffe culturelle, est le magazine culturel de la région toulousaine. Benoît Joyeux, directeur commercial et responsable évènementiel fait partie des trois fondateurs. À l’aube des 10 ans du magazine, il a consacré quelques minutes de son temps pour répondre aux questions des étudiants de l’ISCPA.

Quel est le statut de l’entreprise ?

« C’est une société coopérative. Ce n’est pas une société classique où il y a une personne qui décide pour l’ensemble, c’est vraiment le collectif qui décide. Si on n’est pas d’accord de manière collégiale, il ne se passe rien. Que ce soit dans le rédactionnel, dans le graphisme ou dans le commercial, chacun est responsable de son domaine. Nous avons des spécificités par rapport à d’autres médias, on ne supporte pas quand on voit trop de pubs dans un support et pas assez de contenu éditorial ou visuel. Ça ne donne pas envie de lire. Moi j’ai 25% d’espace de pubs par magazine, jamais plus. Pour la rentabilité du magazine, il faut remplir ces 25% d’espace. On ne fait quasiment jamais de bouclage. »

Ciblez-vous vos publicités en fonction de vos lecteurs ?

« Oui exactement. Notre principe c’est de se mettre à la place du lecteur, et pour que ça soit efficace il faut qu’il soit concerné par les annonces qu’on met dedans. Même quand on travaille avec des régi-pub nationales, on leur demande quels types d’annonces ils veulent faire passer. Si c’est une annonce qui ne correspond pas à notre éthique, on se permet de la refuser. Par exemple on refuse McDo régulièrement, car notre société est sur du local et de la proximité. »

Dans un monde où l’on cherche de plus en plus de gratuité, pensez-vous réussir à garantir une information de qualité ?

 « Là aussi, ça fait partie des axes qu’on s’est fixés. On ne fera jamais de publi-reportage, notre rédactionnel n’est pas à vendre et le commercial n’influe pas sur le rédactionnel. C’est-à-dire qu’on peut prendre autant de pages de pubs qu’on veut, si la rédaction a décidé de ne pas faire d’article sur le sujet, elle n’en fera pas. On est très clairs par rapport à ça avec nos annonceurs : l’un ne conditionne pas l’autre. On nous achète un potentiel public via les encarts publicitaires, mais la rédaction est entièrement autonome. Il faut garantir l’éthique et la qualité, ce qui nous protège et nous permet de rester indépendants. »

Au vu de la gratuité du magazine, avez-vous un salaire fixe ?

 « Oui ! Et ça c’est spécifique à l’entreprise. Ça change beaucoup car avant j’ai travaillé pour d’autres titres et j’avais de la commission. Un commercial on le motive comme ça.
Nous ce qui a primé, c’est le projet collectif et l’entente qu’on a ensemble. Comme on a fabriqué Clutch ensemble, je n’ai pas besoin qu’on me tienne la main ou qu’on me motive par l’argent. Je dois être un des seuls commerciaux de la ville qui n’a pas de commissions. On est dans un projet qui nous correspond, qui nous ressemble.
Si on fait une bonne année on peut potentiellement avoir une participation ou des dividendes de manière collective. »

Est-ce plus sain de travailler dans cet environnement ?

« Bien sûr c’est plus sain, parce que justement je n’aime pas les commerciaux à l’ancienne, qui justement ne pensent qu’à la commission parce que leurs discours peuvent être faussés par l’appât du gain et de la prime. Moi je reste constant sur ce que j’annonce au partenaire. Ça évite de rentrer dans la folie d’avoir un maximum de pub. Et c’est lié au nombre d’espace limité du magazine qui permet de garantir une qualité du support.»

 

Groupe 5 – ISCPA Toulouse

Maïlys MAYNADIE, Lou ALQUIER, Bleuenn AVRIL, Amélie MARSAN, Lucien LABREUIL, Marilou PUECH

 

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Clutch, 10 ans déjà !

Clutch, 10 ans déjà !

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Clutch est un magazine coopératif qui fête ses 10 ans cette année. Les locaux sont implantés à Saint Jean. À la suite d’un licenciement, 3 anciens collègues ont décidé de créer leur propre magazine en septembre 2012.

Clutch, une drôle d’histoire

Clutch, s’est créé à la suite d’un désaccord entre Let’s motiv, Julie Leblanc, Benoit Joyeux et Baptiste Ostré. À cause de la crise économique de 2012 ces 3 personnes ont subi un licenciement économique. « N’étant plus en accord avec l’éthique de leurs anciens employeurs ils ont décidé de tout recommencer à zéro.»  « Clutch vient de naître » a confié Baptiste Ostré.

Clutch a commencé « sans aucun budget », ce qui était un challenge finalement réussi. Il n’avait aucun fond pour imprimer leur premier magazine alors un de leurs associés a avancé les fonds. Grace à ce coup de pouce financier Clutch existe toujours. Le magazine vit aujourd’hui « grâce aux publicités, chaque numéro finance le suivant » a affirmé Julie Leblanc.

Clutch en intimité

Clutch a sorti tous les mois un exemplaire depuis 10 ans et a donc à son actif 2 500 000 exemplaires publiés. Ils impriment 9968 pages par jour dans une imprimerie locale qui se situe à Graulhet. Ce qui a entrainé une fidélisation de « 461 » clients qui aujourd’hui témoigne leur confiance comme nous le montres leur dernier magazine.

Clutch est également actif sur les réseaux sociaux, avec une vidéo par jour sur l’agenda de la semaine. Il cumule 51573 followers sur tous leurs réseaux. Aujourd’hui leur record de fréquentation a atteint plus de 4000 personnes en une soirée sur 75 soirées organisées depuis 2012. On peut retrouver le magazine dans 570 endroit différents (lieux culturels, théâtres, restaurants, médiathèques…) a expliqué Baptiste Ostré.

Clutcher au Clutcho’

 Clutch pour se démarquer a créé des soirées pour la sortie de chaque magazine « les Clutcho ». Le clutcho’ consiste à présenter leurs nouveaux numéros mais aussi de mettre en avant un artiste local (chanteur, peintre, graphiste…). Il créé un moment d’échange avec les lecteurs renforçant leur fidélité. « Le lieu est généralement un endroit qui est associé avec le magazine. Ils leurs fournissent le lieu en échange d’une apparition sur le site internet ou dans un de leur magazine » a confié Baptiste Ostré.

MAYNADIE Maïlys , ALQUIER Lou , PUECH Marilou, AVRIL Bleuenn, MARSAN Amélie, LABREUIL  Lucien