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La Tribune, un média hybride.

La Tribune, un média hybride.

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Lire l’actualité sur son téléphone puis prendre le temps de feuilleter le journal le dimanche. Pour s’adapter aux habitudes du lecteur, La Tribune, un  média économique et financier français mise sur un modèle hybride : information numérique en semaine et papier le dimanche depuis 2023.

 

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La Tribune : Le positionnement du journal face à la concurrence.

La Tribune : Le positionnement du journal face à la concurrence.

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La Tribune, journal national économique et financier, rencontre deux concurrents majeurs : Les Échos et le Journal du dimanche. Jeudi 8 octobre, Pierrick Merlet, journaliste au sein de l’ hebdomadaire depuis dix ans, a échangé avec les étudiants de l’ ISCPA.

« La concurrence d’ hier devient la collaboration d’ aujourd’hui. »

Un concurrent bien ancré

La Tribune et Les Échos sont les deux principaux médias économiques et financiers français, mais ils possèdent des positionnements différents. Les Échos, actifs depuis 1908, ont un format quotidien de journal papier ainsi qu’un format web avec environ 8,7 millions de lecteurs par mois. Tandis que La Tribune, créée près de 80 ans après, propose seulement un site web d’information avec 3 à 5 millions de lecteurs,  ainsi qu’un hebdomadaire papier. Les deux médias, pourtant différents, sont rivaux dans les kiosques français.

La bonne étoile CMA CGM

Depuis 2024, le groupe détenteur du journal La Tribune, CMA CGM, a racheté BFMTV ainsi que RMC. Pour Pierrick Merlet, c’ est l’ occasion de se démarquer au travers de la diversité des médias (presse, TV, podcast). Selon le journaliste : « La concurrence d’ hier devient la collaboration de demain ».

La concurrence déséquilibrée avec le journal Les Échos, qui compte environ 300 salariés contre une cinquantaine chez La Tribune, est pondérée grâce à la fusion avec BFM Business, ancien concurrent devenu partenaire.

 De plus, l’ agrandissement du réseau facilite la priorité sur certains sujets, permettant donc de devancer les rivaux. Depuis cette fusion, le journal prend l’ avantage et de l’ influence médiatique !

Le journal, ayant arrêté les éditions quotidiennes papier en 2012, compte à ce jour environ 3 à 5 millions de visites par mois sur sa page web, tandis que son journal papier, La Tribune du dimanche, se vend à environ 47 000 exemplaires par numéro.

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Pierrick Merlet : « Une information ne se trouve pas, elle se construit »

Pierrick Merlet : « Une information ne se trouve pas, elle se construit »

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Après dix ans à La Tribune, Pierrick Merlet journaliste spécialisé dans l’industrie explique les dessous des médias d’information économique et financier . Entre réseau, sources et pression des entreprises, il raconte un métier où le terrain et l’humain restent primordiaux.

Pourquoi vous êtes vous orienter vers le journalisme économique ?

À mes débuts, le journalisme économique était une branche professionnelle qui se développait, ce qui m’avantageait vu que j’étais en recherche d’expérience. Par ailleurs, l’industrie raconte des histoires, du concret, avec des impacts directs sur les gens et les territoires. C’est ce qui me passionne.

Une usine,  c’est d’abord des salariés, des familles et une ville entière et ses commerces.

Pouvez vous nous expliquer la  place d’ un bon réseau journalistique ?

Un réseau c’est indispensable à un journaliste. Une discussion sans intention journalistique peut être utile des mois plus tard. Entretenir son réseau, aller à des salons, participer à des événements c’est la clé.

On peut récupérer environ 80 contacts en une soirée, plus vous possédez de contacts plus il sera facile pour vous d’obtenir des informations.

Jusqu’ où faut-il aller pour obtenir une information ?

Faut toujours relancer, on peut courir après une information pendant des mois. Et si un autre média vous devance ce n’est pas important. Le principal est d’apporter davantage d’éléments et de ne pas faire du réchauffé.

La course à l’information menace-t-elle le temps consacré à l’enquête ?

Ça dépend, certains médias imposent un nombre d’articles par semaine, ce qui pousse à publier rapidement. D’autres investissent dans des services d’enquête permettant aux journalistes de prendre davantage de temps.

À La Tribune, on croise généralement une information avec deux ou trois sources, voire davantage lorsqu’elle est sensible. Certes la rapidité est une qualité dans le journalisme. Cependant la qualité sur des sujets aussi complexe que l’économie, la politique, la finance est primordial.

Les entreprises cherchent-elles davantage à contrôler leur communication ?

Oui, avec le « média training ». Les réponses sont contrôlées et préparées pour préserver l’image de l’entreprise. Certaines peuvent même nous mettre des coups de pression pour relire nos articles avant parution. Il faut rester sûr de soi, et garder un côté humain pour permettre la confiance.

Apprendre à viser plus bas dans la hiérarchie d’une entreprise vous aidera à contourner cela. Les personnes les plus haut placées sont davantage habituées à communiquer, les autres auront une parole plus libre. Ensuite, on remonte progressivement c’est ce qu’on appelle « la stratégie de l’entonnoir ».

Après dix ans, qu’est-ce qui a changé dans votre façon de travailler ?

Honnêtement on gagne en assurance, j’étais très timide au début. Il faut se lancer,  oser appeler et relancer. Même pour passer sur un plateau devant beaucoup de monde, cela se prépare. Avec l’expérience, on apprend aussi à se démarquer.

L’IA peut-elle remplacer le journaliste ?

Je ne pense pas. Elle a besoin des informations produites par les journalistes. Elle peut modifier certaines tâches, mais elle ne peut pas aller sur le terrain, et obtenir une information qui n’existe pas encore sur Internet. Pour un journaliste il est d’ailleurs interdit de l’utiliser pour la rédaction d’un article, personnellement je n’aime pas l’utiliser.

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«Il n’y a plus vraiment de côté authentique»: rencontre avec Pierrick MERLET de La Tribune

«Il n’y a plus vraiment de côté authentique»: rencontre avec Pierrick MERLET de La Tribune

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Pierrick Merlet tenant le journal de La Tribune du Dimanche. Eléa EPS.

Ce jeudi 8 octobre, au campus de l’ISCPA Toulouse, le Tour E-media a permis aux élèves en journalisme de rencontrer Pierrick MERLET,  journaliste industrie au journal La Tribune.  A la suite de cette rencontre, les étudiants en première année ont pu poser leurs questions au journaliste. Rencontre avec un professionnel qui raconte son vécu et comment il a créé et entretient son réseau. 

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La Tribune – BFM Business : comment la fusion se concrétise-t-elle ?

La Tribune – BFM Business : comment la fusion se concrétise-t-elle ?

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Pierrick Merlet, journaliste à La Tribune, dans les locaux de l’ISCPA Toulouse. Eléa EPS.

 

Annoncée au printemps 2025, la fusion de La Tribune  et de BFM Business au sein du groupe CMA média a déclenché une crise d’ une grande importance. Ce jeudi 8 octobre 2026, Pierrick Merlet, journaliste Industrie à La Tribune fait le point sur cette transformation majeure.

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L’ IA dans le journalisme, un danger immédiat ?

L’ IA dans le journalisme, un danger immédiat ?

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Interview, Pierrick Merlet, photo Justine Mayo

La Tribune, journal spécialisé dans l’ économie et l’ industrie, vend 47 432 exemplaires papier par an. Aujourd’hui l’ ISCPA ouvre ses portes à l’ un de ses journalistes. Pierrick Merlet travail depuis dix ans au sein du journal La Tribune, il confie avoir peu de crainte de se voir remplacer par l’ intelligence artificielle. 

Que pensez vous de l’ IA l’ utilisation dans le journalisme ? 

L’ intelligence artificielle est omniprésente aujourd’ hui, et elle peut se montrer utile de temps à autre. Cependant son utilisation laisse à désirer quand on connaît les répercutions que cela apporte derrière. En tant que journaliste à la Tribune nous avons l’interdiction d’utiliser l’ IA, pour écrire nos articles et c’ est peut être mieux pour nos productions. Être journaliste c’ est être privilégié, et utilisé l’ intelligence artificielle c’ est gâché la beauté de ce métier. Pouvoir se rendre sur les lieux et expérimenter ce contact humain, c’ est bien mieux que de faire son travail derrière un écran.

« l’ intelligence artificielle est incapable de remplacer l’ humain »

En quoi l’ IA est-elle moins efficace qu’un journaliste ?

L ‘intelligence artificielle se montre redoutable sur la restructuration et l ‘accélération de la recherche d’ information. Néanmoins l’ IA est incapable d’aller sur le terrain pour vérifier si l’ information est vrai ou fausse, elle ne se base que sur les sources internet. Le journaliste lui va être en capacité d’ aller chercher les sources sur le terrain, de les comparer, et de pouvoir en faire quelque chose de concret derrière.

Le terrain reste donc la clé du métier ? 

Le journalisme est avant tout un métier humain. Son but au delà d’ écrire des articles, c’ est d’ obtenir des contacts, et pour les avoir il faut aller sur le terrain. Quelqu’ un qui reste derrière un écran et qui va chercher une information sur Tik Tok, ou l’ IA, tiendra cinq ans dans le métier pas plus. C’ est ce côté humain qui fait la différence c’ est le coeur de notre métier, et l’ intelligence artificielle ne l’ a pas ce côté la. C’ est pour ça que le journalisme n’ est encore un métier trop visé par l’ expansion de ce moyens technologiques.

 » si il reste des passionnés le métier continuera de vivre « 

Comment voyez vous l’ avenir de la presse économique ?

La presse économique change énormément avec des synergies entre médias, et de nouveaux formats comme les podcasts. Mais quel que soit le support le besoin de vulgariser et d’ expliquer plus clairement l’ économie reste intact. C’ est en gardant cette proximité avec le terrain que le journalisme garde toute sa valeur.

Groupe 2   Mayo Justine, Léa Briols, Lilian Beziat, Valentin Rivière, Célie Favot

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« Le reportage me permet de retrouver le côté humain du métier » : rencontre avec Thomas Naudi, journaliste à 100 % Radio

« Le reportage me permet de retrouver le côté humain du métier » : rencontre avec Thomas Naudi, journaliste à 100 % Radio

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Thomas Naudi, interviewer par Augustin Servais à 100% radio. Amandine Albinet.

Thomas Naudi est journaliste et reporter à 100 % Radio à Toulouse. Après avoir commencé sa carrière à la présentation des flashs d’information, il a choisi de se consacrer davantage au reportage de terrain. Il couvre notamment l’actualité culturelle et politique en Haute-Garonne et dans le Tarn-et-Garonne. Rencontre avec un journaliste qui raconte son métier, son parcours et sa vision de la profession.

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A2PRL : les clés d’une agence qui fonctionne

A2PRL : les clés d’une agence qui fonctionne

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L’A2PRL conforte sa réputation dans le milieu médiatique. Entre flashs info et chroniques, les radios francophones collaborent avec l’agence de presse toulousaine. Christophe Miédougé, rédacteur en chef, et son équipe travaillent d’arrache-pied afin de fournir une information fiable et en continu pour répondre à la demande de chaque radio.

Léo Ardourel prend son poste dans l’open space aux côtés de ses collègues. L’objectif est clair : rédiger des articles et enregistrer des flashs à temps pour les clients.

L’A2PRL, c’est 42 ans d’histoire et d’informations, créée par l’AFP, puis reprise en 2014 par Mediameeting, un groupe privé. « Elle conserve aujourd’hui 80 % des parts du marché » selon Christophe Miédougé.

Une organisation coopérative

Le rythme de travail est séquencé, « une équipe de 6 pour la matinale, une autre pour l’après-midi, un reporter pour le terrain et un journaliste pour la nuit ». Le principe est de donner une information 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Une journée où une vingtaine de journalistes posent leur voix pour les 200 flashs journaliers.

Sur les coups de 9 h, une conférence de rédaction est organisée par Clémence Laubary (rédactrice en chef adjointe). « Elle consiste à faire un point sur les sujets qui ont été diffusés le matin et ce qui nous reste à évoquer pour la journée », explique Christophe Miédougé. Cette conférence marque le début de la journée. les journalistes écrivent leurs brèves, vont au studio et enregistrent. Ils les envoient aux radios.

Une offre adaptée à la demande

Face à une demande de plus en plus exigeante de la part des radios, avec une ligne éditoriale précise, A2PRL s’adapte. Actuellement, Léo Ardourel travaille pour Radio Monaco, une radio qui se veut « positive » selon lui. Dans son cahier des charges, la météo, des actualités routières et journalières de la ville tout en évitant les actualités anxiogènes.

Une polyvalence qui est l’atout de l’agence. Face au journalisme audiovisuel qui fait actuellement florès sur les réseaux sociaux.

Timothée Costa, Anna Loiseau, Nathan Degude, Lisa Lesca

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Animateurs radio : une hygiène de vie rigoureuse

Animateurs radio : une hygiène de vie rigoureuse

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Karine HURSTEL enregistre un programme pour la matinale de 100% réveil. Tom ESCOBAR.

 

A l’occasion de la semaine « Tour-e-media« , les étudiants de l’ISCPA Toulouse ont poussé les portes des locaux de 100% radio.  Immersion dans le quotidien des professionnels de la radio indépendante qui tente d’imposer sa voix face aux géants nationaux.