Fun Radio, créée en 1985 et appartenant au groupe M6, subsiste aujourd’hui dans une ère où l’intérêt pour la radio a décru. À Toulouse, les journalistes qui y travaillent semblent avoir développé une recette gagnante pour garder un lien spécial avec leur auditoire.
Fun Radio vise un public jeune. C’est pourquoi, comme l’explique Damien Arnaud, animateur d’antenne, les journalistes de la radio gardent toujours un auditeur-type en tête : Manon, 28 ans, qui aime la mode, les sorties et la musique. « Ça peut sembler étrange, mais ça nous aide », confie-t-il.
Un fort lien avec l’auditoire
Les journalistes de Fun Radio martèlent l’importance de conserver un lien de proximité avec leur public. C’est l’une des raisons pour lesquelles Damien, contrairement à plusieurs journalistes radio, n’écrit pas ses textes d’avance. « Ça m’aide à sonner plus naturel pour les auditeurs », avance-t-il.
Camille Bourgeon, animatrice à RTL2, radio appartenant également au groupe M6, explique que les jeux en antenne sont tout aussi profitables pour la radio que pour les gagnants. Parler directement aux membres du public est un moyen efficace de préserver ce précieux rapport avec eux.
Il avance qu’il est plus facile pour lui de montrer sa personnalité dans ces échanges. « Quand les gens aiment l’animateur, ils veulent écouter la radio plus souvent! »
La radio, un métier multidisciplinaire
Le lien avec l’auditoire ne suffit pas pour conserver son attention. Derrière chaque prise d’antenne, il y a un travail de précision, mais aussi plusieurs compétences mises en œuvre.
« Aujourd’hui, le monde du journalisme est de plus en plus multi-tâches », explique Anthony Delmas de Fun Radio. Les journalistes doivent non seulement savoir bien s’exprimer, mais être aptes à faire du montage et du mixage de son. Sans compter le respect du temps alloué à chaque intervention, à la seconde près.
Les employés de Fun Radio et RTL2 sont au courant qu’ils devront constamment évoluer afin de garder leurs antennes. « Les habitudes de consommation des médias ont changé, et il faut trouver des moyens pour renouveler la radio, sans quoi les gens s’en lasseront. »
Groupe 5, ISCPA Toulouse
Article par Nikita, Hugo, Lana, Albane et Gatien

