Visiter A2PRL, c’était l’occasion d’interroger Christophe Miédougé, le rédacteur en chef, à propos de son métier.
Votre parcours formation ?
Comme je ne suis pas très jeune, j’ai eu la chance d’avoir envie de faire de la radio au moment où il y avait plein de radios qui étaient créées partout en France, dans les années 80.
J’ai commencé dans une petite ville et une petite radio, pour y mettre mes disques le dimanche. Donc, j’ai appris vraiment sur le tas, je n’ai pas fait d’école de journalisme. J’ai eu la chance d’arriver au bon moment. Au moment où ça se développait et où n’importe qui pouvait le faire. Il y en a plein qui ont abandonné. Moi, je voulais continuer.
C’est un parcours qui est atypique, qu’il n’est plus possible de faire aujourd’hui malheureusement. Maintenant, il faut être passé par des écoles, avoir des diplômes, alors que dans les années 80/90, on bricolait.
Comment devient-on rédacteur en chef pour l’A2PRL ?
J’avais travaillé avec l’un des patrons du groupe Mediameeting, qui m’a appelé en disant « on vient de racheter l’agence, on aimerait bien développer un peu le sport ». Comme, j’avais travaillé dans le domaine du sport ailleurs chez Sud Radio et Canal+ , c’est ce que l’on a fait pendant un an en proposant des chroniques et des produits sport.
Ensuite, j’ai fait du flash comme tout le monde, j’étais journaliste. Ma prédécesseure a décidé de partir après une dizaine d’année, il y a eu du mouvement. Donc la question s’est posée de savoir qui va la remplacer. Moi, j’avais un petit peu d’ancienneté et d’expérience et donc j’ai proposé mes services. Et il y a deux ans, je suis devenu rédacteur en chef.
Votre journée type ?
Moi, j’arrive vers neuf heures à peu près. On fait un petit point sur les sujets que Clémence, mon adjointe, a diffusés le matin, et ce qu’il nous reste. On voit aussi les sujets d’actualité, ce qu’on pourrait traiter, on commence à en parler ensemble et on fait le point après avec François, l’autre rédacteur en chef adjoint. Puis, on répartit le travail pour tout le monde.
Ensuite, avec Fanny, l’assistante de direction, on fait le point sur des demandes éventuelles de radio, des devis à faire, l’organisation, les plannings, les fiches de poste, donc il y a beaucoup de travail administratif.
L’après-midi, il y a la conférence de rédaction à 15 h. Enfin, on refait des points régulièrement pour voir l’évolution de l’actualité qu’on suit en temps réel sur les différentes chaînes d’infos et sur les différents sites Internet d’information et voir comment on peut les traiter.
Pourquoi avez-vous eu l’envie de travailler dans une radio ?
C’était un rêve de gosse, comme d’autres veulent faire du foot ou je ne sais pas, franchement j’ai jamais été capable de dire pourquoi. J’avais envie d’être acteur de quelque chose. J’aimais beaucoup la musique donc c’est pour ça que j’ai commencé par le métier d’animateur, pour rencontrer des artistes. Pourtant je n’appréciais pas beaucoup ma voix. C’est très difficile de s’écouter.
Timothée Costa, Lisa Lesca, Anna Loiseau, Nathan Degude

