À la Défense, la beauté d’un contraste avec le projet « Les Extatiques »

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Pleine de dissonances dans un quartier d’affaires béton, l’exposition sur les éléments de la nature du projet « Les Extatiques » apporte de nombreux symboles ainsi qu’un réel changement à La Défense.

Un projet atypique

« Les Extatiques » est un projet créé en 2018 avec à sa tête Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction de Beaux-Arts Magazine. C’est une exposition d’art contemporain en extérieur, installée du 22 juin au 1er octobre entre le quartier d’affaires et la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt. Chaque année, elle se voit renouvelée avec différents thèmes travaillés par divers artistes. Pour cette 6ème édition, le thème principal est centré sur les quatre éléments naturels : le feu, l’eau, l’air et la terre. Les œuvres ont été livrées par des artistes d’entre 27 et 75 ans et venant des quatre coins du monde.

Quand béton et art travaillent ensemble

La Défense, quartier des affaires principal de Paris, est un lieu où il est difficile de voir le ciel avec ses buildings imposants. C’est un espace où le travail règne et malgré son centre commercial, il reste gris.

Pour les 60 ans de La Défense, le projet « Les Extatiques » a été lancé afin d’apporter de la couleur et de la splendeur au lieu. L’art est une manière de s’exprimer, de voyager et permet d’apporter une certaine liberté qui n’était pas propre à La Défense. C’est une manière de ressentir une beauté émanant de ce quartier qui était peu connu auparavant. Prenons l’exemple de l’imposante sculpture « Feu de Faucon », créée par Julien Salaud. C’est une structure gonflable et peinte qui apporte un changement esthétique et symbolique à son emplacement. Le faucon déploie ses ailes, il expose sa puissance, et prouve que s’il le souhaite : il peut survoler les tours, un bel exemple de liberté.

Les quatre éléments sont symbole de notre existence en tant qu’humain, ils peuvent inciter l’émerveillement tout comme la peur. Ils composent la terre et assurent son bon fonctionnement depuis sa création. Malgré le fait qu’ils  permettent aux humains de survivre, un dérèglement naturel causé par les Hommes pourrait tout faire basculer. Cette exposition vient donc valoriser ce que nous voyons comme acquis et vient appeler au changement. L’œuvre « Tropisme »  de Bob Verschueren le prouve. Elle se situe dans le Bassin Takis et vient représenter trois embarcations remplies de branches. Cela va créer un énorme contraste entre ce lieu composé d’impressionnants buildings et ces petits bateaux remplis de bois. Ils viennent nous rappeler d’où l’humain vient et ce qu’il a détruit pour en arriver là.

Paris – IC2 – BOURDONCLE Clémentine – CAHAREL DELPHIN Arwen – BOUCHON Ambre – BOTHA-BRÉMOND Solen

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