Les rotativistes, un métier oublié

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Rotativiste depuis 1998 à La Dépêche, un quotidien régional français diffusé dans neuf départements de la région Occitanie, Christian Otal nous à présenté sa profession lors d’une interview dans le cadre du « Tour E-Media » de l’école ISCPA.

« Nous avons un grand privilège : nous voyons les journaux avant tout le monde. »

Commençant ses études en tant que tourneur-fraiseur, Christian quittera rapidement sa formation et entrera à La dépêche en 1984 où il veillera au bon fonctionnement et à l’entretient des machines. Par la suite, il montera les échelons jusqu’à devenir rotativiste en 1998.

Son métier consiste à s’occuper d’une rotative, un dispositif destiné à imprimer des textes et des illustrations sur du papier (presse typographique). Cette machine permet d’imprimer en continu, en noir ou en couleur, avec des rouleaux de papier appelés bobines, pesant environ une tonne et demi.

Ce qui lui plait dans son métier ce sont les horaires : c’est un travail de nuit, ce qui lui laisse du temps libre dans la journée. Etre rotativiste, c’est aussi être au fait des informations avant le grand public, un privilège qu’il chérit. Christian est fier de contribuer à l’impression des journaux pour La Dépêche. C’est un travail pourtant pénible qui s’orchestre entre 21h30 et 3h30 du matin, mais qui lui apporte énormément de satisfaction.

« Mon plus grand regret c’est de ne pas avoir pu travailler avec mon père qui travaillait également à La Dépêche. »

Quant au futur de son métier, Christian ne voit pas quelque chose de clair, le papier est de moins en moins vendu. Un déclin qu’on doit aux réseaux sociaux et à la montée des journaux en ligne. Il nous à confié qu’en seulement 3 semaines, ils ont perdu près de 10 000 exemplaires pour l’impression.

Un évènement qui a marqué sa carrière était le changement avec les nouvelles machines qui n’a pas était facile à gérer. Son équipe et lui-même passaient parfois plus de 15h au travail, n’arrivant pas à sortir le journal. Rotativiste est un métier difficile qui s’apprend « sur le tas »  et dont les qualités les plus importantes sont la disponibilité et la rigueur.

Retrouvez ci-dessous, le reportage touchant sur les forçats du papier commenté par Christian Otal :

Equipe 3

Eva, Raphaël,  Luigy, Sam, Vittoria,  Justine, Camille

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