La Dépêche version papier en fin de course ?

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Le secrétaire général de la rédaction, Philippe Bernard, nous a fait part des enjeux auxquels ce journal réputé est confronté, dont l’édition papier se vend de moins en moins.

Des guirlandes de papier qui défilent au-dessus de nos têtes… Les journaux papier parcourent leur voyage à destination de leur impression finale, une impression déjà mise en péril aujourd’hui par la croissante fureur des journaux en ligne… et gratuits. À l’issue de la visite du siège de la Dépêche du Midi dans la soirée du 18 septembre, à Toulouse, Philippe Bernard confirme que « les temps sont durs pour la presse ». Dès 1870, les dépêches de guerre étaient une nécessité afin que les femmes de soldats aient des nouvelles du front. Aujourd’hui le surnommé « journal de la démocratie » a perdu cette fonction et doit se renouveler. Avec une perte de 5000 journaux par an, soit une baisse annuelle de -3,43%, « le changement est une lutte quasi-quotidienne », et selon le secrétaire général « un jour il n’y aura plus de papier pour les journaux » …

Le papier cède-t-il sa place au journal numérique ?

Malgré ce discours quelque peu fataliste, le groupe de presse vise à compenser la baisse de leur chiffre d’affaire avec leur site-web. L’objectif est de convertir les acheteurs du journal en abonnés internet. Cependant « les gens devront accepter de payer pour que l’information continue d’être fournie » et pour que les réseaux sociaux et le site soient rentables afin que l’entreprise conserve son modèle économique, déclare M. Bernard.

Certes, la baisse de vente de la presse écrite permet des économies de kilomètres de papier et de tonnes d’encre, seulement malgré le coût que représente les rotatives de la Dépêche, « c’est le papier qui nous fait vivre » affirme Philippe Bernard. Avec seulement 8 000 abonnés sur le site et une faible rentabilité quant à l’information publiée sur les réseaux sociaux, les journaux papier sont en effet jusqu’alors les principaux générateurs du chiffre d’affaire avec 80 000 abonnés, même si les achats diminuent.

L’information « ne s’arrête jamais ». Pour perdurer dans l’ère du journal numérique la Dépêche compte donc traiter et diffuser l’information plus rapidement, et plus efficacement. Pour cela, embaucher, notamment des journalistes formés à la digitalisation qui assureront la continuité du journal, est aussi un moyen de se maintenir dans le temps. La Dépêche compte 10 journalistes embauchés en 2017, 10 en 2018, et prédit environs une dizaine pour l’année à venir, « un cas unique dans la presse régionale », selon le secrétaire général de la rédaction. Le papier finit peut-être sa course, mais les journalistes ont encore d’autres marathons à courir. Les papiers peuvent donc continuer de tourner pour l’instant, la Dépêche a plus d’un tour dans son sac.

Plonger dans les coulisses de la Dépêche :

Équipe 2 : Noémie, Clémence, Romane, Anaïs, Axel, Manu, Owen

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