Philippe Bernard, inviter le numérique dans la vie locale

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Philippe Bernard nous ouvre les portes de son domaine, secrétaire général de la rédaction de La Dépêche nous livre son ressenti sur les évolutions de la presse papier à l’heure de l’avènement du web.

Les journalistes ne sont plus là, le soleil est parti avec eux mais Philippe Bernard, lui est toujours sur le pont. C’est dans une salle de réunion flambant neuve que le secrétaire général de la rédaction retrace la vie de son journal. Entre rachats successifs et expansion territoriale, l’histoire ne semble être qu’idylle. Mais très vite l’euphorie retombe. « le web remplace le papier« . Le couperet tombe. « Dans cinq ans … peut être dix ans« . L’horloge tourne mais l’heure n’est pas à la fatalité.

Un tour rapide de la rédaction et de suite les changements sont palpables. Terminé les bureaux et leurs portes fermées, aujourd’hui tout se passe en open-space. L’information se décloisonne, la rédaction aussi.

Après trente ans passés dans ces bureaux c’est une organisation nouvelle pour Philippe Bernard mais aussi une nouvelle façon de travailler. « Certains ont eu plus de mal que d’autres.« .
Les longues heures à fixer la maquette, repérer les fautes et ajuster la mise en page sont menacées par un logiciel espagnol. Les effectifs se réduisent, la « ruche » de la tour de contrôle se résume désormais à une juxtaposition d’écrans. Si la nostalgie se ressent, le web n’est pourtant pas l’ennemi.

Une transition naturelle

Le papier restera dans l’ADN de Philippe Bernard. Le musée de la rédaction témoigne d’un temps où les frappes des machines à écrire cadençaient la journée quand la rédaction était une fourmilière. Néanmoins si le web prend l’ascendant, il n’est pas perçu comme une fatalité mais plutôt comme un nouvel horizon avec ses certitudes mais aussi ses problématiques. L’inquiétude principale du secrétaire général reste le modèle économique. « Le pay-wall est défaillant », le nombre d’abonnés décevant « 8000 seulement ». Mais l’espoir demeure, les effectifs repartent à la hausse, l’optimisme est de rigueur.

Les réseaux sociaux, le référencement, les « homepage », tout ce vocabulaire n’était pas une préoccupation pour les anciennes générations, au temps où bien souvent La Dépêche accompagnait la baguette quotidienne et la discussion matinale avec son boulanger de quartier. C’est pourtant aujourd’hui une préoccupation principale, les écrans envahissent la rédaction, les statistiques sont omniprésentes. De journaliste le secrétaire général est presque passé à contrôleur de la NASA.

Si demain les rotatives venaient à s’arrêter, que le papier soit digitalisé et les maquettes informatisées, des gens comme M. Bernard seront toujours nécessaires. Les journalistes ne sont plus les mêmes qu’il y a 30 ans quand le secrétaire général a commencé sa carrière mais tout comme leur support, ils évoluent.

Equipe 8
Nicolas/Bradley/Manon/Maëlie/Margaux/Andrea/Axel

 

 

 

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