20 Minutes, l’exigence de la presse – C1

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S’écoulant à 900 mille exemplaires par jour, le fameux quotidien 20 Minutes nous a ouvert les portes de ses bureaux parisiens.

Nous avons découvert les coulisses de ce journal qui se dit engagé et non partisan avec une question en tête : quelle indépendance a le journal, si 100% de son revenu provient de publicité ? 

UNE RAISON D’ÊTRE : FAVORISER LE VIVRE ENSEMBLE

L’important pour 20Minutes n’est pas d’obtenir une audience massive et consommatrice d’informations mais de contenter ses lecteurs. Ainsi un tiers de ses lecteurs se rendent directement sur l’application.

En compétition avec RTL et Europe1, 20 Minutes est aussi très présent dans l’environnement numérique bien qu’il ne développe pas vraiment de techniques de communication. La meilleure promotion que le journal puisse recevoir est le bon travail d’un journaliste, d’autant qu’il est certifié anti-fake news.

Le but n’est pas de faire perdre du temps au lecteur mais de produire un article intéressant, et c’est pourquoi les articles n’ont pas de fort potentiel viral. Aussi, il a été décidé de confier les réseaux sociaux à une rédactrice en chef. Ici, chaque réseau à ses règles et le lecteur visé est jeune et connecté

ÊTRE JOURNALISTE À 20 MINUTES

Si l’on souhaite postuler il faut savoir que les recruteurs s’appuient sur l’école fréquentée et prennent soin de refuser des jeunes à la sortie de l’école, une première expérience ailleurs est requise. 

Il faut faire preuve de rigueur, de synthèse et être en mesure de trouver des experts pour s’aider, sachant que la majorité des progrès se font en début de carrière.

Cependant on note seulement dix recrutements par an et 6% de stagiaires au total. Ce sont les RH qui encadrent ces recrutements en recherchant des compétences humaines (attitude), qui ne s’apprennent pas de façon didactique, contrairement aux compétences techniques. 

LES CIBLES DE 20 MINUTES

Le magazine possède des journalistes dans les onze plus grandes villes de France et des éditions locales pour chacune d’elles. Comme il est distribué dans les transports, le magazine traite souvent du thème des transports pour être sûr d’intéresser ,et ses concurrents à cet instant sont les livres et les smartphones, seuls autres distractions des transports en commun.

UNE RÉDACTION TRÈS ACTIVE

Le bouclage se fait à 22h et des conférences de rédaction ont lieu dans la journée comme celle à laquelle nous avons pu assisté.

Pour Claire Ponchard, une responsable actualité présente à cette conférence, le web présente l’avantage de pouvoir publier dès qu’on a le sujet. Certes une interview a toujours plus de mérite lorsqu’elle n’est pas proposée mais la rédaction s’abonne à FrancePress et y sélectionne des informations à réutiliser ou à corriger, la plus-value étant évidemment de faire son propre reportage.

Nous sommes aussi informés que travailler à 20 Minutes sous-entend ne jamais être déconnecté et c’est sur et cet avertissement devenu anodin pour les jeunes d’aujourd’hui que nous quittons la salle de conférence et le bâtiment.

C1: Mai-Anh Vu, Deborah Obossi, Ophélie Dupuy, Sofiane Gourteaud, Marie Badji

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